INTERNATIONAL

Des violences partout dans le monde

Encore aujourd’hui les personnes LGBTQ+ sont souvent prises pour cibles. Les personnes dont l'identité LGBTQ+ est connue peuvent être exposées à de la discrimination, comme par exemple la difficulté à trouver un emploi ou un logement, et à différents types de violence physique, psychologique et sexuelle.

Pour notre campagne de 2021, nous avons parlé à 9 victimes de violences anti-LGBTQ+ à travers le monde. 

Attention : contenu choquant

Dans les dernières décennies, de nombreux progrés ont été fait au niveau légal et dans la représentation des personnes LGBTQ+, ce qui pourrait donner l'impression que l'égalité est atteinte. Ce n'est pourtant pas le cas.

En 2017, le monde apprend que des personnes LGBTQ+ en Tchétchénie sont envoyées dans des camps de concentration. Entre 2017 et 2020, le gouvernement américain a remis en question plusieurs droits pour les personnes trans, et les meutres de personnes trans ont doublé durant cette période. En 2018 au Brésil, c’est l’élue Marielle Franco, noire et ouvertement lesbienne, qui est abattue dans la rue par plusieurs coups de feu.  En Ukraine et au Sénégal, des chefs religieux ont alimenté les rumeurs selon lesquelles le Covid-19 est une punition divine pour un comportement immoral - ce qui fait que les personnes LGBTQ+ sont devenues des boucs émissaires

Les exemples sont nombreux et touchent toutes les régions du monde, d’où l’importance de poursuivre le combat pour la reconnaissance et l’inclusion de toutes les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre

Chiffres

86% d'augmentation des homicides (52 décès, un record en 20 ans) commis contre des membres de la communauté LGBTQ+ aux États-Unis (NCAVP, 2017)
36% d'augmentation du nombre de victimes d’actes anti-LGBTQ+ en 2019 en France, où 1870 victimes d’infractions homophobes ou transphobes ont été recensées (Ministère de l’Intérieur, France, 2020)
48% des jeunes Canadien·ne·s LGBTQ+ qui ont parlé de leur orientation sexuelle à leurs coéquipiers ont rapporté avoir été victimes de comportements homophobes, dont l’intimidation, les agressions physiques et le langage ordurier. (Monash University : 2020)
68%  des personnes LGBTQ+ interrogées au Royaume-Uni ont déclaré qu’elles évitaient de se tenir la main avec un·e partenaire en public par crainte des réactions négatives ou violentes. (Government Equilities Office, 2018)

263 crimes haineux ciblant l’orientation sexuelle ont été rapporté par les corps de police canadiens en 2019, plus de la moitié ont été classés violents (Statistique Canada, 2019). 

Quand afficher ses couleurs est illégal

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 Il y a des personnes LGBTQ+ dans tous les pays. Ce qui diffère d’un pays à l’autre, c’est la place qu’on leurs fait. Bien qu’on puisse trouver de l’homophobie et de la transphobie dans tous les pays les droits qui sont accordées aux personnes LGBTQ+ diffèrent grandement selon les pays. Dans plusieurs pays, il est interdit d’aimer et d’avoir des relations sexuelles avec une personne de même sexe.

Chaque année, la condition des personnes LGBT tend à s’améliorer dans le monde. Des activistes et allié.es du monde entier ont permis ces progrès et y travaillent encore. Ces avancées ne sont cependant pas homogènes : dans de nombreux pays, il est encore dangereux d’afficher ses couleurs.

 

Être soi-même ne devrait pas être un crime, pourtant c’est toujours le cas dans 72 états. Beaucoup de pays ont fait des progrès dans la dernière décennie, mais il reste énormément de travail pour assurer des droits fondamentaux à tous. C’est pourquoi la lutte contre l’homophobie et la transphobie doit continuer.

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CHIFFRES

(en 2018)

  • 26 états reconnaissent le mariage pour les couples de même sexe. 29 états reconnaissent leur droit à l’adoption.

  • 124 états permettent les relations entre personnes de même sexe. Cela ne signifie pas pour autant que ces relations sont acceptées par la société. Dans certains états, l’homosexualité est légale, mais entravée par d’autres lois (ex : contre la propagande).

  • 72 états criminalisent les relations entre personnes de même sexe.

  • 8 états punissent les relations entre personnes de même sexe par la peine de mort.

Pour plus d’informations consultez le rapport de l’ILGA dont sont issues ces données.

Canadien.ne.s qui savent approximativement combien de pays criminalisent l’homosexualité : 

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ENJEUX

Les personnes LGBT font face à beaucoup de problèmes, mais voici quelques enjeux clés qui se retrouvent dans la quasi-totalité des pays.

DISCRIMINATIONS

109 états n’ont aucune loi protégeant les personnes LGBT contre les discriminations. Dans ces pays, il est légal de renvoyer une personne de son travail, de l’expulser de son logement et de lui refuser un service à cause de son orientation sexuelle, de son identité de genre ou de son expression de genre. Certains pays ont des lois qui protègent dans un domaine (ex : emploi), mais pas dans d’autres (ex : logement). Par ailleurs les lois peuvent dépendre des régions du pays.

VIOLENCES

Toutes les communautés de la diversité sexuelle et de genre peuvent être victimes de violences psychologiques et physiques. Cependant, ces violences sont difficiles à étudier, car elles ne sont pas toujours signalées. Par exemple, Transrespect versus Transphobia Worldwide rapporte 677 meurtres de personnes trans au Brésil entre 2010 et 2015.

RECONNAISSANCE DES PERSONNES TRANS

De nombreux pays ne permettent pas le changement de la mention de sexe sur les documents officiels. Ceux qui le permettent en font souvent un processus difficilement accessible qui comporte des exigences médicales, comme des chirurgies multiples, qui entraînent souvent la stérilisation de l’individu. Le degré de difficulté et les conditions d’accès au changement de mention de sexe et de nom dépendent des pays.

THÉRAPIE DE CONVERSION

Cette pratique qui vise à « guérir » l’homosexualité ou la transidentité est interdite dans seulement 3 pays : le Brésil, l’Équateur et Malte. Elle peut prendre plusieurs formes dont la psychanalyse et la thérapie d’aversion (provoquer une sensation désagréable ou douloureuse lorsque la personne a des sentiments homosexuels). En plus de ne pas produire les résultats dont elle se vante, la thérapie de conversion peut causer de l’anxiété, de la dépression, voire des idéations suicidaires.

TÉMOIGNAGES

Justin, Russie

Je viens d’une famille comme les autres. Ma vie a changé quand j’ai eu 14 ans et que j’ai réalisé que j’étais gai. Quand mes parents l’on appris ils m’ont demandé : « T’es PD ? » j’ai répondu « Non, je suis gai ». Ils ont confisqué mon ordinateur et mon téléphone. Ils ont arrêté de me parler, ils m’ont dit que j’étais la honte de la famille. J’ai commencé à manifester contre l’homophobie et j’ai été arrêté plusieurs fois. Je me faisais battre par la police et par les autres élèves à l’école. Je ne pouvais pas accéder à une bonne éducation alors je suis venu au Canada

Mona, Burundi

Ma vie au Burundi était compliquée. Ma famille ne m’acceptait pas comme femme trans, et le Burundi criminalise la communauté LGBTQ. Je ne pouvais pas prendre les transports en commun ou sortir librement par peur d’avoir des problèmes. J’étais la représentante légale d’une association LGBTQ au Burundi, alors on m’a accusée de faire la promotion de l’homosexualité et on m’a mis dans une prison pour hommes. Heureusement j’ai été relâchée et j’ai pu quitter le pays avant de me refaire arrêter.

Ramy, Tunisie

En Tunisie, être gai c’est être criminel. À partir du moment où tu nais, tu attends de te faire arrêter. J’ai eu beaucoup de problèmes à cause de mon activisme : des menaces de mort, des menaces de la police, des arrestations pour un rien, etc. J’ai un tatouage en arabe qui dit « Ils rentrent dans les maisons pour interdire l’amour ». À chaque fois que je le regarde ça me rappelle qu’en Tunisie, les gens peuvent avoir 3 ans de prison juste parce qu’ils sont gais, lesbiennes ou trans.

Écouter les témoignages au complet

2009_homosexualité_pas_de_frontières

RESSOURCES:

ILGA

Rainbow Railroad

Égides

Amnesty International

Nations Unies (Libres et Égaux) 

 

En savoir plus sur la campagne 2018 : 

En 2018, la Fondation Émergence s'est associée à Rethink (agence créative) pour sa campagne de sensibilisation sur les droits des personnes LGBT dans le monde.

Prix reçus pour notre campagne

1. One Show (NYC) : OR Pencil : Design-Brand Installations

2. Marketing Awards - Public Service (Toronto) : Argent- Public Service - Ambient - Large Scale, Argent - Public Service - Online Film Single, Bronze - Public Service - Experiential/Special Events/Stunts

3. Shopper Innovation – Public Service (Toronto): Gold : Original Idea, Gold : Reinvention 

4. Prix Créa - Concours Infopresse (Montréal) : Grand prix : Créativité – rayonnement, Prix : Numérique - organisme à but non lucratif / cause humanitaire / groupe d'intérêt, Prix : Organisme à but non lucratif / cause humanitaire / groupe d'intérêt

5. Festival international de la créativité de Cannes (France) : Lion bronze : Outdoor Lions

6. Applied Arts interactive & Advertising: Gagnant:  Experiential / Artistic single, Gagnant: Pro Bono Single  

7. Applied Arts Design 2019: Gagnant: Pro Bono Design, Gagnant: PSA Design 

8. Atomic Awards: Argent: Online Video, Bronze: Atomic Idea